Paris au cinéma – Promenade à Montmartre avec Amélie Poulain

Peut-on encore se rendre à Montmartre sans penser aux pérégrinations sentimentales d’Amélie Poulain et de Nino Quincampoix? Quartier des peintres, mais aussi de Dalida et de Jacques Prévert, Montmartre a été immortalisé au cinéma par Jean-Pierre Jeunet dans Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain (2001). Seize ans après sa sortie, le film est resté gravé dans les mémoires, à tel point que même Broadway vient même de s’en emparer. L’occasion idéale pour revenir sur les lieux de tournage du conte qui a révélé Audrey Tautou.

Lorsqu’il réalise Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain, Jean-Pierre Jeunet revient des Etats-Unis, où il s’est frotté à l’univers des blockbusters, comme il l’indique à Allociné: 

« Je me souviens qu’après Alien, la résurrection, j’avais très envie de revenir en France pour faire un ‘petit’ film avec mes copains! Parce que même si Alien a été une aventure merveilleuse, c’était aussi très lourd à porter…« 

En quête de légèreté, Jeunet imagine donc une histoire qui se déroule à Paris, celle d’une jeune femme qui n’a qu’un objectif dans la vie: rendre les gens heureux.

Jeunet filme donc aux quatre coins de Paris. Devant Notre-Dame de Paris, il met en scène la mort de la mère d’Amélie Poulain; au Canal Saint-Martin, Amélie Poulain fait des ricochets (avec des cailloux créées en images de synthèse); à la Gare de l’Est, elle découvre sous un photomaton des photos déchirées;  à la Foire du Trône, elle enquête sur Nino Quincampoix, à qui elle souhaite rendre son album de photos. Paris est une fête, Paris est un terrain de jeux.

Montmartre, mon amour

C’est à Montmartre que l’action se déroule principalement. L’appartement d’Amélie Poulain est situé non loin de l’épicerie Au Marché de la Butte (anciennement « Chez Ali »), où Amélie cultive son goût pour un de ses petits plaisirs: « plonger la main au plus profond d’un sac de grain ». C’est également là que le jeune Lucien (Jamel Debbouze) subit chaque jour les quolibets de son patron. 

Pour vous y rendre, arrêtez vous à la station Abbesses (ligne 12), et grimpez quelques mètres, jusqu’au 56 de la rue des Trois-Frères, à l’intersection de la rue Androuet. Vous ne pourrez pas rater l’endroit: l’inscription « Maison Collignon », en référence au long métrage, trône au-dessus du commerce.

Si vous poursuivez la rue des Trois-Frères, tournez ensuite à gauche rue Tholozé et traversez la rue des Abbesses, vous arrivez rue Lepic. Au numéro 15 se trouve le Café des Deux Moulins, devenu mondialement célèbre. Amélie y travaille et y suit l’histoire d’amour naissante entre Georgette, une buraliste enrhumée, et Joseph, un client extrêmement jaloux. Depuis 2001, le succès du café ne se dément pas. Des groupes de touristes se déplacent encore par dizaines pour contempler la devanture de cet établissement typiquement parisien. L’intérieur est resté presque identique, à un détail près: le coin tabac de Georgette a disparu.

Après la rue Lepic, direction le Sacré-Coeur. Au pied de la butte, Nino Quincampoix découvre un étonnant jeu de piste concocté par Amélie. Il monte les 222 marches jusqu’à la basilique en passant par le square Louise-Michel (anciennement Wilette). Arrivé en haut, Nino doit aussitôt redescendre, où une femme déguisée en Zorro pose sur son vélo un album photo. La visite se poursuit, un peu plus au nord, rue Saint-Vincent. Deux fabuleux destins s’y accomplissent: celui d’Amélie et de Nino, heureux, amoureux et en scooter; et celui d’un mouche bleue de la famille des Calliphoridae, écrasée par une voiture.


issu de l’article: https://people.bfmtv.com/cinema/paris-au-cinema-promenade-a-montmartre-avec-amelie-poulain-1143740.html

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